vendredi 16 mars 2007

"Protégez-moi de mes amis...

...mes ennemis je m'en charge" dit la maxime. Ségolène Royal doit certainement le répéter en elle.

Extraits du livre "Qui connait Madame Royal?" du député PS Eric Besson:

« Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants. On est sur une pente très dangereuse pour la France si elle gagne »

« Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie (...) Critiquer les élites c’est sa martingale. Opposer les politiques et les Français, acclimater le poujadisme dans le discours de la gauche »

mercredi 14 mars 2007

L'indépendance n'a pas de prix

Décidément les relations entre le système et ceux qui se disent hors du système ne finissent pas de m'étonner. D'abord un premier Nicolas (Sarkozy) exhorte publiquement les maires à donner leurs parrainages à celui qui est d'habitude le pestiféré, Jean-Marie Le Pen, qui finit de fait par franchir la barre des 500 ce mercredi 14 Mars.

Puis un autre Nicolas (Dupont-Aignan) est soutenu par Jean-Marie Le Pen qui annonce publiquement avoir réservé son parrainage de député européen pour le donner au candidat néo-gaulliste, et qu'il encouragera les maires qu'il croisera à le parrainer.

Mais tout ceci est très significatif! Le soutien de Sarko à Le Pen, le soutien de Le Pen à Dupont-Aignan... deux candidatures gênantes pour Philippe de Villiers.

Les barbouzes qui ont les vrais chiffres de sondages entre leurs mains trembleraient devant la popularité de Villiers au point d'aider ses concurrents? Tout le laisse à penser.

Malgré les embûches, malgré les candidatures pour le déstabiliser et les diffamations publiques, Philippe de Villiers aura réuni 500 signatures par la seule force de ses équipes militantes et par le seul mérite de son indépendance. Et ce sera un candidat indépendant qui se présentera aux français le 22 Avril.

Tout ceci m'amène à faire le rapprochement avec une citation célèbrissime de De Gaulle, qui sera d'actualité tant qu'il y aura d'hommes courageux:

« Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé »
Charles de Gaulle

mardi 13 mars 2007

Opportunisme et ralliements

La dernière ligne droite des parrainages entre en concomittance avec celle des ralliements, qui, comme les parrainages, n'auront plus de valeur s'ils se manifestent après vendredi 18H.

Alors évidemment quand l'investiture est menacée, les convictions sont vite oubliées pour leur préférer et leur substituer le "sauve-qui-peut" du siège à l'assemblée. Les députés UMP Georges Tron et Hervé Mariton qui était il y a peu anti-sarkozystes chevronnés, viennent ainsi d'adouber le candidat UMP du bout des lèvres (en croisant les doigts!). Idem pour le conseiller chiraquien Jérôme Monod, carte n°1 de l'UMP, et pour François Goulard, le ministre villepiniste.

De son côté François Bayrou engrange les ralliements de petits candidats qui ne peuvent aller jusqu'au bout: l'ultralibéral Edouard Fillias (Alternative Libérale) et l'écolo Corinne Lepage (Cap 21) ont ainsi exprimé leurs faveurs en direction du candidat de l'UDF. Idem pour l'anti-sarkozyste Azouz Begag, ministre de l'Egalité des chances, qui sera d'ailleurs candidat diviseur aux municipales de Lyon.

On attend la position de Nicolas Dupont-Aignan qu'on soupçonne proche de François Bayrou et ce malgré leurs divergences fondamentales sur l'Europe! Et peut-être celle de José Bové à qui il manque un bon nombre de signatures.

On ne peut pas critiquer les candidats qui jettent l'éponge après avoir essayé, mais ce n'est pa sla même chose quand il s'agit de députés, de ministres ou de conseillers. Pour eux décidément, quand vient l'heure de sauver sa place, le jeu de chat-perché se fait très populaire.

lundi 12 mars 2007

Une ligne rouge à ne pas franchir

Nicolas Sarkozy avait ouvert le bal au le 11 Févriet 2007 à la Mutualité:
"On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance d'un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu'il n'en peut plus"

Le PS a ratrappé l'avance de l'UMP sur le sujet, favorable à ce que la proposition de loi "Vincent Humbert", du nom d'un jeune malade qui avait demandé à bénéficier d'une euthanasie, soit examinée au parlement.

Attention, il y a là une ligne rouge civilisationnelle à ne pas franchir! Une société qui tue déjà les enfants à naître et qui va peut être maintenant tuer ses malades, est une société en voie d'eugénisation très grave.

Les risques de dérapages sont nombreux: dissimulation de meurtre, pressions financières en raison du coût des soins médicaux, procédé utile pour des héritiers peu scrupuleux...
Sans compter que les tranquilisants actuels permettent aux patients de moins sentir leurs souffrances.

Rappelons aussi que l'euthanasie est interdite par de nombreuses religions car l'homme ne dispose pas de sa propre vie qui lui est donnée.

Ne prenons pas de décisions graves sur des effets de mode...

samedi 10 mars 2007

Déplorable!

- Déplorable quand Nicolas Sarkozy propose un Ministère de l'immigration. Une formule violente, trop violente pour traiter un sujet qui a besoin d'humanité, même s'il a besoin de fermeté. C'est en revanche amusant de voir que le candidat Sarkozy propose ce que le ministre Sarkozy n'a pas su faire en matière d'immigration. C'est aussi amusant de croire de la part d'un homme qui a voté pour Maastricht et pour le Référendum que la question de l'immigration puisse encore concerner la France alors même qu'elle n'a plus de frontières.
Pour pouvoir traiter la question de l'immigration il est nécessaire de retrouver le contrôle des frontières françaises. Il est aussi nécessaire d'avoir une vision globale, qui ne soit plus dans l'urgence, pour développer les pays pauvres dont les peuples n'ont aucun plaisir à partir, puisque ce sont la leurs racines, leurs familles et leurs cultures qu'ils abandonnent.

- Déplorable quand Ségolène Royal répond que l'immigration n'a rien à voir avec l'identité nationale, alors que le lien est fondamental. Déplorable aussi quand la candidate à la voix de cressel affirme que les immigrés viennent parce que les entreprises les demandent. Non! L'immigration est attirée par les pompes aspirantes des avantages sociaux, ceux la même qui ont été créés par le Parti Socialiste. L'immigration est attirée par un eldorado qu'on leur promet avant qu'ils ne se rendent compte que c'est un ghetto qu'on leur offre.

- Déplorable quand Jacques Chirac traite les partisans du Non au référendum de "menteurs, parce qu'il n'y avait pas de plan B". Evidemment qu'un plan B est impossible à partir du moment où un Président, un Gouvernement et un Parlement tous trois désavoués par le peuple le 29 mai 2005 n'ont pas eu la décence gaullienne de se retirer! Comment peut on faire émerger un projet altereuropéen sans avoir le pouvoir présidentiel?
Rappelons à Jacques Chirac qu'il a manqué à son devoir d'arbitre en prenant part à la campagne référendaire.

vendredi 9 mars 2007

Nicolas Sarkozy, homme du centre

Vu sur le site officiel de l'UMP (Voir ici)

Nicolas Sarkozy défend les valeurs du centre
Son discours humaniste et social est un élément majeur de la campagne actuelle.
Philippe Douste-Blazy (Le Parisien - 06/03/07)
« Si Giscard d'Estaing, Simone Veil, Jean-Louis Borloo, Pierre Méhaignerie et moi-même avons décidé de soutenir Sarkozy, c'est bien que celui-ci défend les valeurs du centre ».

C'est bien tout ce qu'on lui reproche!

jeudi 8 mars 2007

Nicolas Miguet rejoindra t'il Bové en prison?

Nicolas Miguet, le président du Rassemblement des contribuables français, pourrait être mis en examen pour "fabrication de document de nature à induire le public en erreur et tentative de détournement d'informations destinées à des autorités publiques"

Il est le responsable d'un envoi massif de faux guides dits "'officiels" pour que les maires s'entraînent à écrire un formulaire de parrainages en remplissant son nom et en le lui retournant...

Si les idées de Nicolas Miguet ne sont pas mauvaise, ses méthodes sont dignes du dernier des filous, il avait d'ailleurs approché Philippe de Villiers à une époque, mais Villiers avait repéré sa déontologie plus que légère, et ce n'est pas le genre de la maison.

A la fin des présidentielles, les cellules de prison seront rarement autant remplies d'anciens candidats!